Mamadou Saidou Diallo

Journée internationale de la langue maternelle : immersion dans la communauté peule de Guinée

Dans le but de promouvoir la diversité linguistique et culturelle, l’UNESCO proclame le 21 février 2000, la journée internationale de la langue maternelle. Partout à travers le monde, des actions sont posées par les différentes communautés allant dans le sens de sa commémoration.

Crédit : Les natifs de Dalein

21 février, journée internationale dédiée aux langues maternelles. Il est de notre essor de la vivifier en parlant de nos langues maternelles, de l’importance qu’elles revêtent et surtout constater l’état alarmant dans lequel elles se trouvent de nos jours afin de pallier.

La langue maternelle : un facteur essentiel de socialisation

Le diagnostic révèle que beaucoup de peuls dans ma communauté, ne peuvent pas exprimer une phrase (sagarawol/kongol) en pular sans l’interférer avec le français ou bien les autres langues étrangères. Dans nos communications quotidiennes nous parlons plus du créole que du pular. En guise d’illustration, des interférences comme « problemji »; « paske »; « poosugol question »; telephonugol »; « partaajugol »; « publiugol »; « commentugol » etc sont beaucoup récurrentes.

Cependant, la langue maternelle est cette première langue que nous entendons et comprenons intuitivement lors des étapes primaires de la socialisation. La maman joue un grand rôle lors de cette phase d’apprentissage de la langue par le bébé, sans pour autant occulter l’environnement de l’enfant qui conditionne aussi ce facteur. Chez nous c’est le poular, certains le maninka, le sosso, le guerzé, le wolof, le haussa etc.

Crédit : Les natifs de Dalein

Rappelons, c’est un truisme de parler de l’importance de nos langues maternelles, de leur maîtrise dans la mesure où une socialisation parfaite est illusoire sans elles. Elles favorisent l’intégration au sein de la société, elles conditionnent l’éducation, l’appropriation des us et coutumes qui constituent une identité et un repère pour chaque communauté. Plus loin, la langue est un facteur déterminant l’apprentissage des autres langues à mon humble avis.

Une des vertus qu’offre la maitrise de la langue maternelle

Faire en sorte de la maîtriser te permet de t’exprimer partout sans crainte et en présence de n’importe qui, qu’ils soient des notables, des parents etc. Cela te permet d’aborder aussi n’importe quel sujet sans heurter à la sensibilité d’aucun. Parler de la sexualité, parler des sujets très délicats et utiliser des codes dans les conversations en présence de certains qui ne doivent pas saisir le sens de ce que nous voulons exprimer etc.

En guise d’illustration, tu peux dire : « Baaba en nebbam no moddi ka concol mo’on fewndo ka dote. » La forme polie et respectueuse de « Boɓi » en pular, c’est « dote / toolorɗe », « fesses » en français. À travers la maîtrise de la langue, tu peux parler de fesses sans heurter à la sensibilité de qui que ce soit. Des exemples à cet effet n’en finissent pas, il suffit juste d’avoir une certaine maîtrise de la langue pour cerner ces facteurs et devenir un grand orateur en pular et cela nécessite aussi ce que les autres langues exigent pour leur maîtrise.

Fouta Djallo, en Guinée. Crédit : Maarten Van Der Brent

Je ne suis pas parfait dans la maitrise du pular, je m’exerce comme d’autres. De ce fait, profitons de cette journée aussi pour une introspection profonde et sachons que chacun de nous à sa partition à jouer pour la vivification de nos langues. 


Changement toponymique au Fouta Djallo : un phénomène aux implications multiples

Ce billet explore le phénomène relatif au changement toponymique de certains villages au Fouta Djallo. Ce phénomène n’est pas sans conséquences sur l’identité culturelle du Fouta. Le brassage culturel, la montée grandissante des idéaux arabisants, le mimétisme, le complexe peuvent expliquer ce phénomène. Les toponymes jadis des villages du Fouta Djallo, qui par endroit sont sur le point de disparaitre étaient méticuleusement choisis.

Cases Fouta Djallo
Crédit : Corentin Bureau / Village d’ainguel -Guinée

Le Fouta Djallo est confronté à un phénomène lié au changement toponymique. Autrement dit, le fait de changer les noms de certains villages. Ces dernières décennies, nous assistons à des cérémonies relatives à ces conversions toponymiques généralement, pour des noms arabes. En guise d’exemple, les noms comme : « Hansangere ; Bhawo-fello ; Buruwii » autrefois sont devenus « hamdallaye (حمد الله) ; Nassroullah نصر الله ; Dar es salam دار سلام ».

Pourquoi ces changements ?

Tout d’abord, plusieurs questions mériteraient d’être posées dont les réponses seront utiles pour appréhender le phénomène, ses implications et ses déterminants : quels sont les facteurs qui sont à la base de ce changement toponymique ? Ces noms d’antan empêchent-ils l’évolution et l’émancipation des villages ainsi que de ses composantes ? Ces fonds alloués à ces cérémonies ne pourraient-ils pas être orientés vers d’autres domaines peut-être plus nécessaires ? Plus loin, ces agissements ne sont-ils pas des éléments qui favorisent la perte de nos identités culturelles ?

Comment les noms des villages étaient-ils choisis ?

Cases dans un paysage verdoyant
Crédit : Abdoulaye Djouma Diallo / Village de Bhoundou Thierno ; (Doghol Yembering/Mali) – Guinée

Cependant, ces toponymes dont nous avons hérité reflètent notre identité, notre culture et ils sont empreints d’enseignement. Nos aïeux se fondaient parfois sur la situation géographique pour choisir le nom du village. Ɓaawo fello ; Ndantaari ; Weendu sont des toponymes significatifs qui traduisent la situation géographique de l’emplacement du village. « Ɓaawo fello » dénote que le village se trouve derrière une montagne. « Ndantaari » fait référence à un espace géographique au sol argileux. Quant à « Weendu », cette dénomination fait allusion à un lieu où il y a une mare d’eau. Donc, les toponymes ne sont pas fortuits, ils sont le fruit d’une réflexion et d’une réalité.

Parfois aussi, ils se basaient sur le nom du fondateur du village, comme le nom de ce village situé dans la préfecture de Mali (Guinée), « Bhoundou Thierno ». « Bhoundou » qui traduit une source/fontaine d’eau et « Thierno » qui renvoie au nom de celui qui a fondé le village. Ce qui revient à dire qu’il y a plusieurs facteurs qui déterminent ces toponymes (noms des villages). Nous pouvons juste retenir qu’ils émanaient d’une pertinence absolue.

À lire aussi : Le fonio : une journée de moisson avec les cultivateurs au Fouta Djallo

L’arabisation : un facteur explicatif

De nos jours, à cause de l’influence des cultures étrangères et l’obstination à tout arabiser, nous troquons nos identités, nos caractères et caractéristiques dans l’optique de se conformer aux autres. En dépit de cela, si nous approfondissons la réflexion, on se rendra compte de la clairvoyance et de la sagesse que nos parents incarnaient. Pour étayer ces propos, analysons ces noms suivants et tirons-en une leçon.

Les noms propres comme Maladho ; Oury ; Yidhadho ; Gando ; Dian et tant d’autres sont tous des noms en pular mais qui tirent leurs origines en arabe. Saidou (سعيد) en arabe, c’est l’équivalent de Maladho en pular. Yaya (يحي) peut correspondre à Oury. Habibou (حبيب) concorde avec Yidhadho, Alimou (عالم) se traduit par Gando en pular, etc. Autant de dénominations en arabe que nos parents ont adaptées en pular afin de les attribuer à leur descendance. À cela s’ajoute d’autres appellations qui n’ont aucun lien avec l’arabe, mais qui font partie de nous, de notre histoire, de nos us et coutumes telles que : Diouldé, Hothia, Kenda, Soumaye etc. Cela fait montre de la perspicacité qui définissait nos pieux parents. En d’autres termes, cela dénote aussi que nous pouvons demeurer musulmans sans être assimilés par la culture arabe.

Cases dans un paysage verdoyant
Crédit : Maarten van der Brent / Fouta Djallo – Guinée

Ainsi pour dire, à cette allure, nous risquons de perdre nos identités culturelles, traditionnelles et symboliques à cause du complexe et du mimétisme incontrôlé. De ce fait, à nous d’être conscients, de remédier à ce phénomène, de cheminer avec l’évolution du monde et de ses implications tout en préservant nos acquis culturels.

Miɗo ɓuri e jortaade inɗe ɗen alaa ella. Si yaari nii, no gasa fuuta wontay jooni Mujdalifa (مُزدلِفة).


Le fonio : une journée de moisson avec les cultivateurs

Ce billet raconte mon expérience d’une journée de moisson en compagnie des cultivateurs de mon village, dans la sous-préfecture de Dionfo, préfecture de Labé (Guinée). Il détaille de façon succincte les étapes de la culture du fonio au fouta Djallo.

Crédit : Mamadou Saidou Diallo / Des bottes de fonio assemblées et prêtes à être égrenées

La culture du fonio dans le contexte foutanien : ce qu’il faut savoir

De la famille des poacées, le fonio est une céréale herbacée de 30 à 80 cm de hauteur ayant des grappes qui portent les grains. Il est très cultivé en Guinée notamment au Fouta Djallo. C’est une denrée très appréciée par son caractère léger et appétissant. Le fonio, à l’instar d’autres cultures, est saisonnier : il se cultive une fois dans l’année dans la circonscription foutanienne.

La culture du fonio obéit à un délai allant de trois à quatre mois à compter de la semence jusqu’à la moisson, sans inclure le mécanisme de défrisage et ce qui s’y rattache. Des mécanismes qui se font à une période bien déterminée de l’année dans le but de prédisposer convenablement le champ.

Crédit : Mamadou Saidou Diallo / le champ du fonio en panorama

Au Fouta, le fonio est ensemencé au mois de juillet et août, après que les parents cultivateurs ont travaillé sur certaines cultures vivrières à l’instar du maïs etc. La récolte du fonio s’opère au mois de novembre en fonction de la maturité, des conditions climatiques, de l’entretien. Cette période correspond à la cessation intensive de la pluie et l’entrée de la période des récoltes couramment appelée « Dabbunde » en poular.

En ce moment, il se trouve déjà que des cultures telles que le riz, le fonio ont atteint la maturité et sont prêtes à être moissonnées. La maturité du fonio se manifeste par le séchage de la grappe qui portent les grains de fonio. Une fois cette étape, les cultivateurs procèdent subséquemment à la moisson pour ne pas que les grains se détachent de la grappe et se perdent.

Le travail collectif : une pratique de mise au fouta (kilee)

Crédit : Mamadou Saidou Diallo / Des bottelettes de fonio entachées : illustration de la codification

Pour ce faire, les cultivateurs procèdent parfois à des entraides mutuelles par tour de rôle qui se traduisent par « killee » dans la langue du terroir, dans l’ultime objectif de terminer la moisson dans les meilleures des conditions sans qu’il n’y ait d’externalités. Ils le font aussi lors des autres étapes de la culture si nécessaire. La moisson se fait à l’aide d’un instrument appelé « faucille » (Wortowal). L’utilisation adéquate de cet instrument nécessite une expertise dans la mesure où toute erreur peut amocher rapidement la main du moissonneur.

Durant le processus de la moisson, ils assemblent les grappes en des bottelettes pour les mobiliser quelque part dans le champ avant l’étape de l’égrenage ou piétinement, connu en pular sous l’expression (Yaaɓugol). Vu que toute la récolte est gardée dans le champ dans certains cas, ils utilisent des codifications spécifiques qui leur permettent de se rendre compte d’un éventuel vol.

L’égrenage/piétinement : une technique subtile (Yaaɓugol foññe kon)

Parallèlement, certains procèdent à la préparation de l’espace pour l’égrenage qui consiste à séparer le fonio des grappes, une méthode traditionnelle. Pour cela, certains se servent d’un mélange de bouse de vache et d’argile qu’ils malaxent pour enduire l’espace qui servira pour l’égrenage du fonio.

Crédit : Mamadou Saidou Diallo / Préparation de l’espace pour l’égrenage du fonio

Une fois la moisson achevée, l’assemblage et la préparation de l’espace, s’en suit l’étape de l’égrenage en pular (yaaɓugol ba’e foññe ɗen). Ce processus se déroule en fonction de la quantité des bottes à égrener. Avant d’entamer l’égrenage, ils les imbibent pour faciliter le travail sans fournir assez d’énergie. Il faut signaler que l’opération d’égrenage s’effectue à travers les pieds, l’intéressé debout en s’appuyant sur un bois.

Quand tout sera fini, ils chargent le fonio (foññe wumokon) dans des sacs qu’ils emportent à la maison pour le stockage. Notons, dans nos villages, nos parents avaient des greniers qu’on appelle en pular (Beembal). C’est un endroit propice qui sert de stockage pour les récoltes et en même temps, il protège les vivres contre toute décomposition.

En somme, ce billet retrace partiellement les étapes de la culture du fonio jusqu’à la récolte en mettant un accent particulier sur le contexte foutanien (Fouta Djallo).


Master recherche et master professionnel : une tentative d’explication

Master professionnel et master recherche, deux types de master ayant des caractéristiques différentes.

Le master constitue le deuxième cycle universitaire du système LMD après la licence à un pas du doctorat. C’est une formation de deux ans sanctionnée par un diplôme de Master (BAC + 5) dans un domaine précis.

Le master professionnel et ses caractéristiques

Cependant, il y a deux (2) types de master en fonction du domaine, du contenu pédagogique, de la démarche… Le master professionnel est un cycle de deux ans ayant des caractéristiques différentes de celles du master recherche. Comme son nom l’indique, le master professionnel est orienté vers le monde professionnel et permet d’offrir des compétences approfondies et spécialisées dans un domaine pour une intégration rapide et efficace. En guise d’illustration, les master en Ressources Humaines, en management sont des masters professionnels

Ce programme (master professionnel) est sollicité par les entreprises pour des fins de gestion et de croissance. Il offre aussi une certaine légitimité et crédibilité. Le détenteur d’un master professionnel doit être apte à faire valoir ses compétences et à les utiliser convenablement dans son domaine où il est appelé à être expert.

Le master recherche

Il est ce programme d’études qui prépare principalement l’étudiant à faire une thèse de doctorat. Il offre des compétences requises très accentuées dans le domaine de la recherche académique. À l’instar du master professionnel, le master recherche fournit des connaissances pointues dans le domaine étudié par le biais de la recherche scientifique et destine l’étudiant à être expert dans son domaine.

En plus, le master recherche prépare à une carrière universitaire principalement accès sur la recherche que ce soit dans les centres ou laboratoires, bref dans les organismes de recherche. Il prédestine l’étudiant à diriger des projets de recherche, à devenir enseignant-chercheur, à accéder aussi à des hauts postes à responsabilité dans les institutions…

Ce sont deux masters qui se soldent par la rédaction et la soutenance d’un mémoire de master (Bac + 5) répondant aux critères édictés et distincts des deux programmes. Pour rappel, faire un master professionnel ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire le doctorat si vous vous adaptez à la démarche scientifique exigée, et en revanche, faire un master recherche n’encastre pas l’étudiant à une carrière universitaire inéluctablement et exclusivement comme susmentionné. Il peut bien évidemment s’orienter vers d’autres domaines de prédilection surtout dans un monde ouvert et relié comme le nôtre. Cela exige des capacités cognitives et adaptatives.

Ce texte constitue juste un aperçu général de deux programmes de master sans trop de détails catégoriques par rapport aux débouchés qu’ils offrent. Nous vivons dans un monde interconnecté et très homogène à bien des égards où la définition des frontières semble complexe.


Une expérience retrospective avec la lecture

Lisons, lisons, lisons. La lecture éclaircira notre chemin et nous menera vers le développement de nos capacités cognitives. Au début, je lisais sans distinction de genres, je n’avais pas de goût particulier, le discernement m’est venu au fur et à mesure.

Un moment d’indétermination et d’indscernement

Il fut un temps, je lisais tout ce qui me passait par les mains, je n’avais pas de goût particulier en termes de lecture. Je lisais énormément de livres de développement personnel, c’était mon goût peut-être. Je lisais des romans parfois, quelquefois des livres qui se rattachaient à mon domaine et d’autres genres. J’accordais une prééminence à la quantité des livres lus que le résultat cognitif que cela m’apportait. Je me fixais des objectifs en matière de lecture, je cherchais à les atteindre vaille que vaille parfois en lisant sans comprendre. (Lol)

Aujourd’hui, je réalise que je lisais beaucoup mais je manquais de discernement. À un moment donné, j’ai même songé à devenir coach en développement personnel tellement que je broyais des livres relevant de cet axe. (Lol) Mes habitudes d’antan de lecture en termes de quantité et de planning ne sont plus les mêmes.

Une lecture constructive et objective

À présent, je ne lis pas comme avant, mais je lis, je saisis et cette lecture me sert plus qu’avant. Mes lectures d’aujourd’hui m’aident plus que celles d’hier sans pour autant maculer ce moment de trottinement et d’indscernement qui m’a sans doute aider.

Maintenant, je préfère la lecture constructive et objective sans pour autant insinuer que celle d’hier n’était pas constructive. Je parle de cette lecture qui me soutient dans mes cours, dans mes domaines. Celle qui assouvit ma curiosité, qui m’aide à cerner certains aspects du monde. Celle qui m’assiste à effectuer des recherches, à écrire sur des sujets variés et passionnants, sans oublier celle qui m’aide à remplir à mes obligations académiques etc. J’effectue des recherches et je lis en fonction d’un objectif précis. Je préfère de loin les articles scientifiques, les essais, les recherches, les rapports…que les autres genres littéraires. Bref, j’aime lire la réalité, le concret plus que la fiction avec tout le respect que j’ai pour les romanciers, poètes, nouvellistes qui font du très bon boulot.

La qualité de la lecture est largement supérieure à la quantité. Je préfère lire un article scientifique de 10, 20 ou 30 pages en plusieurs jours que de me fixer un objectif de lire 50 pages par jour comme je le faisais autrefois etc.

Une equation pour une lecture efficace

Cet écrit ne se veut pas hautain et orgueilleux, il cherche à transmettre un message selon lequel la lecture doit être constructive et objective en fonction du domaine et des aspirations. La quantité ne doit pas se bomber la torse devant la qualité. Beaucoup sont passés par cette étape, certains sont à ce niveau, d’autres ne sont pas encore arrivés, tout compte fait, lisons même si pour un début on ne comprend pas, on arrive pas à faire un discernement. Le chemin deviendra clair au fur et à mesure que l’on poursuit.

L’équation doit être là suivante : Objectif + Lecture + Compréhension + Accroissement de la connaissance = Lecture constructive et objective.


La mobilité, un indicateur de développement : route Labé – Mamou, tout un calvaire

La Guinée a un problème majeur concernant mobilité. L’état piteux des routes entraîne des complications pour les usagers.

La question de la mobilité doit être une préoccupation majeure pour les autorités car elle constitue un facteur essentiel dans la vie urbaine et interurbaine.

Une distance angoissante de 150 km

La Guinée a du chemin à parcourir dans ce sens aussi pour répondre aux besoins pressants de la mobilité. La route nationale Conakry – Labé, et plus précisément Mamou – Labé, se trouve dans un piteux état. Cela engendre des conséquences négatives à bien des égards. Une distance d’environ 150 km sépare Labé et Mamou qui dans un bon état pourrait être parcourue durant 3 heures en considérant une vitesse de moyenne 50 km/h et en tenant compte des agglomérations qui séparent les deux régions.

En partance pour Conakry, de 7h à 14h nous étions entre Labé et Mamou et nous avons passé plus de 3h du temps sans parcourir 300 mètres. À la sortie de Dalaba, un cortège de véhicules était stationné et peinait à s’émouvoir dû à une dégradation totale de la route jumelée par de la boue épaisse et visqueuse qui embourbe les véhicules et les empêche de se mouvoir. Cette situation énervante se lisait sur les visages des usagers de la route et maculait les autorités étatiques des critiques sévères.

Le Fouta est-il marginalisé dans les projets de développement ?

J’ai l’impression que le Fouta, région de Guinée, est marginalisé dans les peu de projets de développement qu’impulse l’État. Il est en carence d’infrastructures administratives et routières inter et intra-urbaines. D’autres préfectures n’ont jamais connu de bitume. Durant tout le règne d’Alpha Condé, la ville de Labé a été à la marge des programmes de développement.

Enjeux de la mobilité

Nous subissons la cherté des tarifs de transport, la cherté des produits du marché, la multiplication des engins en état de vétusté dans le pays, le non-respect des programmes indépendamment de la volonté des gens. Cela a des conséquences professionnelles et sociales grandissantes comme les risques sanitaires, les difficultés liées à l’évacuation des personnes malades des contrées reculées vers les villes, sans pourtant autant oublier le stress et la répugnance grandissante du peuple envers les autorités…

L’effectivité d’une mobilité urbaine engendre des conséquences positives diverses pour un pays. Il est du ressort de l’État d’œuvrer pour une bonne mobilité et d’aborder les questions de développement de façon objective, loin des approches ethniques et régionalistes. Il est inconcevable que nos routes, surtout les nationales, se retrouvent dans cet état. Vivement le bitume de la route Mamou – Labé et à toutes les autres routes importantes du pays !

La mobilité demeure une préoccupation principale pour tout pays qui aspire à l’émergence. Elle constitue un facteur incontournable pour la stabilité économique et favorise de bonnes conditions pour une vie économique, professionnelle et sociale paisible.


Perceptions d’aucuns face aux diplômes académico-islamiques : Regard factuel et analytique

Le monde islamique face aux enjeux contemporains. Nous devons faire preuve de discernement pour ne pas obscurcir notre raisonnement. Les diplômes académico-islamiques, un regard factuel et analytique.

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L’avènement des diplômes académico-islamiques à travers le parcours universitaire LMD (Licence-Master-Doctorat) fait croire à certains que c’est désormais l’indicateur infaillible de la connaissance et de la maîtrise islamique. Il est récurrent de voir des jeunes se fonder sur ces titres pour émettre des jugements superficiels, faire valoir la connaissance d’aucuns au détriment et au mépris de celle des autres.

Aperçu historique

En effet, lorsqu’on consulte l’histoire, on se rendra à l’évidence que ces titres sont contemporains et peut-être datés à partir des années 70, voire 80, 90 si je ne m’abuse. Ces titres sont des exigences pédagogiques et attestent que l’intéressé a rempli certaines exigences qui s’offrent à un parcours académique sanctionné soit par une licence, une maîtrise ou un doctorat. Cela ne veut en aucun cas dire que toute personne qui a un doctorat islamique maîtrise inéluctablement l’islam et est plus instruit que celui qui ne le détient pas.

Regard rétrospectif du processus d’apprentissage

Lorsqu’on jette un regard rétrospectif, ces titres n’existaient pas il y a cinquante ans comme susmentionné, mais que la connaissance islamique a perduré des siècles. Les plus grands savants islamiques que le monde ait connu n’avaient pas ces titres et on ne peut pas se hasarder à les comparer aux oulémas du monde contemporain. L’islam nous a été légué par des savants qui l’ont appris en se vautrant sur le sol, sous les arbres et sous les cabanes dans des conditions rudimentaires.

Supposons, si obtenir un diplôme islamique nécessite de cravacher plusieurs années, d’autres aussi ont cravaché des années voire des décennies dans les foyers islamiques qui d’ailleurs constituent les sources originelles du savoir islamique et les plus efficientes. Les plus grandes et anciennes universités islamiques du monde en l’occurrence l’université Azhar en Egypte, l’université Zitouna en Tunisie, l’université Quaraouyuine au Maroc, l’université Al-Mustansiriyah au Bagdad (Irak)… ont la plupart été des foyers islamiques avant d’être des universités académiques

Crédit : Mamadou Saidou Diallo

En outre, lorsqu’on revient en Guinée, nous verrons que nos pieux parents les Cerno Samba Mombeya, Cerno Sa’adu Dalein, Cerno Ibrahima Daama, Cerno Aliyyou Ɓuuɓa ndiyam pour ne citer que ceux-là, ont tous laissé des héritages islamiques incontestés sans passer par ce parcours académique. Certains étudiants se servent des écrits laissés par ces savants pour obtenir un diplôme de master ou du doctorat.

Les diplômes sont certes très importants dans un monde contemporains caractérisé à certains égards par la plus-value du papier, mais il (papier) ne témoigne pas forcément de la suprématie de celui qui le détient par rapport aux autres sur le plan de la connaissance et de la maîtrise islamique. Il y a des détenteurs de diplômes islamiques plus instruits que ceux qui ne les détiennent pas bien-sûr, par contre, il y a aussi des particuliers qui ne détiennent pas ces diplômes académico-islamiques mais qui surpassent ceux qui les détiennent en termes de connaissances islamiques sans équivoque. On peut lister plusieurs exemples à cet effet. C’est une question de relativité et nous devons l’intérioriser.

IJAAZA, un type de diplôme qui a perduré

En guise de rappel, dans les foyers islamiques, il y a des certifications sous forme de diplômes qui existaient depuis des lustres et qui continuent d’exister jusqu’à présent appelées « IJAAZA ». C’est une certification qui démontre une chaîne de transmission du savoir islamique dans un domaine ou livre précis du maître enseignant à celui qui l’a écrit. Elle peut être aussi une attestation dont on se sert pour autoriser à untel d’enseigner son savoir dans un domaine précis pour plus de commodité.

Bref, cet écrit n’est pas un outrage aux détenteurs de diplômes académico-islamiques, plutôt la manifestation d’un constat qui coule beaucoup d’encre et de salive et d’un jugement qui paraît biaisé et qui caractérise plusieurs jeunes de nos jours dans le monde virtuel et réel. En ces mots, l’humilité, la retenue, le discernement, la sincérité, le respect réciproque sont entre autres des vertus précieuses qui doivent nous distinguer dans nos agissements.


Journée mondiale du blog : D’où vient le déclic de tenter le blogging ?

Mon attachement à la lecture depuis quelques années m’a conduit à l’écriture. Au début, j’écrivais ce que lisais, des citations, des passages marquants etc. N’est-ce-pas le propre du débutant ? Au fur et à mesure, j’ai tenté l’écriture en me fondant sur l’actualité, les phénomènes sociaux étant étudiant sociologue. Je parlais aussi de ma culture, bref je faisais des analyses que les gens trouvaient pertinentes sur divers sujets. J’ai songé au blog après plusieurs recommandations venant de mes lecteurs.

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Pour la petite et humble histoire

Pour la petite histoire, loin de chatouiller ma vanité, depuis quelques années, je me suis donné cet exercice d’user de mon compte Facebook pour partager des posts relatifs à la culture, à l’actualité, à la religion, aux phénomènes sociaux à la subtilité…

Se fondant sur cet effort modeste et l’impact que recèlent mes posts, l’angle d’attaque ainsi que la qualité de l’analyse, nombreux sont ceux et celles qui m’ont enjoint en privé et sous les commentaires de créer un blog sur lequel partager mes écrits.

J’entendais parler du blogging, je n’étais pas tellement imprégné des contours et des pourtours de cette activité professionnelle. J’ai effectué autant de recherches, j’ai consulté beaucoup de personnes etc.

L’année 2024 a matérialisé les recommandations

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Des années se sont écoulées et cette année, lorsque le concours a été lancé, mon cher ami Diarouga Balde, bloggeur sur https://lesvraisgens.mondoblog.org/ depuis 2021, lui qui a été l’une des personnes à m’encourager à créer un blog, m’a identifié sous la publication de l’appel à candidature lancé sur la page Facebook. Je me suis hâté de consulter l’annonce et j’ai décidé cette fois-ci de tenter ma chance pour intégrer la plus grande plateforme de blogging de l’espace francophone.

Certes, le sujet était facile, mais vu le désir ardent de faire « un coup réussi », autrement dit d’intégrer vaille que vaille Mondoblog pour la première participation au concours 2024, j’ai perdu les repères. De temps en temps, le sujet devenait confus pour moi et pourtant il était très concis. J’ai écrit plusieurs textes qui, par finish, ne me convenaient pas. (Rire)

L’assistance précieuse de mon cher bloggeur

J’ai consulté mon ami Diarouga Balde à propos de l’impasse qui caractérisait ce moment. Il m’a dit ceci : « Tu as plusieurs textes sur ton compte mon cher, choisis-en un et retravaille-le, j’ai confiance en toi, tu seras retenu ». La confiance est un facteur de motivation. Avoir la considération des gens, c’est l’équivalent de porter un fardeau lourd sur les épaules. Je devais inéluctablement malmener mon cerveau afin de produire un texte remplissant tous les critères requis pour la participation qui signerait mon avènement chez Mondoblog.

Enfin, je m’en tenais à un sujet et à un texte

Crédit photo : Pexels

Dans la foulée de la réflexion, j’ai pensé à un texte que j’avais écrit sur le mariage précoce, en m’inspirant d’un phénomène réel dans ma société. J’ai jugé nécessaire de le retravailler en y intégrant certains aspects pour corroborer avec la thématique principale du concours. Chose que j’ai faite avec enthousiasme. J’ai passé du temps à le retravailler et non à le parfaire, la perfection n’est pas humaine. (Rire)

Je devais tenir compte des critères édictés par les organisateurs tels que la syntaxe, l’orthographe, la qualité de la narration, la créativité… J’ai griffonné un texte de 4449 caractères et j’ai soumis avec un grand espoir d’être retenu. Des mois se sont écoulés, parmi les 500 candidatures selon Mondoblog, 58 ont été retenues et heureusement je faisais partie de ce nouveau groupe destiné à intégrer la plateforme Mondoblog dirigée par l’atelier des médias de la Radio France internationale (RFI).

La gratitude est une vertu, n’est-ce-pas ?

Merci à tous et à toutes sans distinction pour la lecture constante de mes écrits, les partages, les messages, les débats autour de certains posts, les recommandations, les critiques, les outrages, la considération etc. Dorénavant, nous poursuivrons aussi l’aventure à travers ce blog qui est à nous tous.

« Quelle que soit la valeur du présent fait à un homme, il n’y a qu’un mot pour témoigner la reconnaissance inspirée par la libéralité, et ce mot c’est : merci »

Étrange destin de wangrin de Amadou Hampate Ba
Crédit photo : Pexels

L’aventure vient de commencer, bienvenue à bord pour une destination radieuse. Je crois au pouvoir de l’écriture dans l’optique de pallier convenablement les pathologies dont souffre la société.


Absence notoire de légitimité de la plupart des « enseignants-chercheurs » dans les universités guinéennes

Graduation day.A mortarboard and graduation scroll on stack of books with pencils color in a pencil case on blue background.Education learning concept.

L’enseignement supérieur guinéen est confronté à d’énormes problèmes, parmi lesquels le manque de légitimité de la majorité des « enseignants-chercheurs » dans les universités. La loi L0016 sur l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique stipule que le doctorat est le diplôme requis pour être enseignants-chercheurs à l’université. Cette situation n’est pas sans implications négatives qui interfèrent à la brillance de l’université guinéenne.

Happy mature teacher and his two students e-learning on computer at campus.

Un problème qui mine l’enseignement supérieur guinéen

L’un des problèmes majeurs de l’université guinéenne, outre les défaillances institutionnelles et infrastructurelles réside aussi dans l’illégitimité formelle des enseignants. Dans notre pays, ils sont nombreux les licenciés et maîtrisards qui dispensent des cours dans les universités. Une situation qui perpétue l’enseignement supérieur guinéen dans le gouffre de la non-reconnaissance dans le monde scientifique.

Une situation déplaisante

En réalité, il y a des règles sine qua non qui régissent tout domaine. Dans l’enseignement supérieur, l’une des conditions pour être enseignant à l’université c’est d’obtenir le doctorat en soutenant une thèse devant un jury habilité et légitime scientifiquement. Cependant, en Guinée les docteurs sont rares dans nos instituts d’enseignement supérieur.

Selon des données recueillies sur ce site https://guineematin.com/2024/06/13/recrutement-de-250-enseignants-chercheurs-une-mesure-urgente-et-essentielle-pour-la-guinee/, « seulement 22,44% des enseignants-chercheurs en Guinée possèdent un doctorat, le diplôme requis pour ce titre selon la loi L0016 sur l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique. En revanche, 38,81% détiennent un Master, 21,92% une Maîtrise, et 9,91% une Licence. » Ces données dénotent un manque criard d’enseignants-chercheurs qualifiés dans nos universités.

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Rappelons, la reconnaissance de nos universités passe par la qualification de ceux qui dispensent les cours dans ces instituts d’enseignement supérieur. Cette situation alarmante explique notre absence sans cesse dans les classements des universités francophones de façon particulière et africaines dans le cadre général.

D’aucuns peuvent penser que le diplôme n’est pas déterminant pourvu que l’enseignant « maîtrise » son cours, un argument irrecevable dans le monde scientifique. L’enseignement supérieur est caractérisé par la recherche et l’on ne peut faire des recherches reconnues de par leur scientificité que lorsqu’on est légitime et cette légitime s’acquiert par l’obtention des grades requis pour cela d’où la nécessité de penser à cet aspect.

Des critères à remplir

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Les critères de performance d’une université se mesurent entre autres à la recherche scientifique qu’elle produit à travers les enseignants-chercheurs, à l’élévation des grades, à l’agrégation des professeurs dans certains domaines, à l’accréditation des programmes pédagogiques, à la qualité infrastructurelle, à l’ouverture de l’université et à sa reconnaissance dans le monde scientifique, à travers des productions scientifiques de qualité, ainsi qu’à son engagement dans la formation continue pour les trois cycles (Licence-Master-Doctorat) pour ne citer que ceux-là.

En s’appuyant sur ces critères ci-dessus, nous pouvons avouer avec remords que nous sommes loin d’avoir des universités reconnues et des enseignants-chercheurs qualifiés. Ceci ne veut pas dire que des enseignants-chercheurs répondant aux normes requises n’existent pas dans notre pays, mais le taux est très minime par rapport aux besoins pressants.

L’État guinéen doit œuvrer à changer la donne

Nous interpellons l’État guinéen à œuvrer dans la formation des enseignants-chercheurs qualifiés, à faciliter les trois cycles de formation à travers des accompagnements, à bâtir des infrastructures universitaires efficaces, à financer convenablement l’enseignement supérieur guinéen et la recherche scientifique, bref faire en sorte de disposer d’un système universitaire avec toutes les qualifications et tous les critères requis.

Pour rappel, cet écrit n’est pas une offense à l’endroit de ceux qui s’évertuent malgré leur illégetimité scientifique à donner des cours dans les universités, plutôt émettre un cri de cœur à l’endroit des autorités afin d’œuvrer pour changer positivement la donne et inscrire la Guinée dans la course du monde scientifique.


Retour des pèlerins : regard d’un observateur

Après le témoignage de foi, la prière, l’aumône, le jeûne, le pèlerinage constitue le cinquième pilier de l’islam. Son accomplissement est conditionné entre autres par la santé mentale et physique, posséder les frais de déplacement, disposer d’une viatique suffisante pour la famille

Crédit : PIXABAY

Le Hajj et ses vertus

C’est un acte de dévotion qui se manifeste par l’intention, la station à Arafat, la circumambulation, la marche entre safa et marwa. C’est aussi une pénitence, beaucoup de prières intenses, bref un retour à la source, une purification par excellence. Le prophète Muhammad ﷺ affirme, « celui qui accomplit le Hajj pour l’amour d’Allah et ne commet pas d’actes obscènes ni ne fait le mal reviendra comme le jour où sa mère lui a donné naissance. » Autrement dit ses péchés sont expiés parce que le bébé n’a pas de péchés. Ce qui revient à dire que le pèlerin entame désormais une nouvelle vie religieuse et doit la mener avec chasteté et beaucoup de circonspection.

Le constat dans la société

De nos jours, nous constatons que certains pèlerins une fois de retour à la Mecque procèdent à des cérémonies démesurées en déphasages avec les prescriptions islamiques. Certains sont accueillis par des liesses accompagnées des chaînes musicales, de la danse, etc. C’est une suite d’événements et de dilapidation de fonds qui se succèdent. Ce constat devient de plus en plus récurrent dans nos sociétés et mériterait d’être revu et analysé.

Quelques attitudes à adopter par le musulman

Le musulman part en pèlerinage pour remplir le cinquième pilier islamique comme susmentionné et repartir sur des nouvelles bases en ayant ses péchés expiés. À son retour, il doit remercier le tout puissant ALLAH de l’avoir permis d’effectuer cette dévotion qui n’est pas donnée à tout le monde, bénir et invoquer ceux qui viendront lui rendre visite dans la plus grande humilité et convenance loin des orchestres. En se fondant sur des enseignements prophétiques, ses invocations seront exaucées. La logique voudrait que ces moments soient empreints de prières et d’abstinence à des plaisirs mondains qui se traduisent par des cérémonies d’envergure, ostentatoires et d’euphorie exagérée.

Mise au point à apporter

À noter que cet écrit n’est pas un procès pour ceux qui le font, l’auteur n’a pas cette prétention, il veut juste peindre un phénomène qui pour lui est inquiétant et tend à devenir un construit social s’il ne l’est pas déjà. Le construit social s’explique par la création et l’institutionnalisation des faits pour devenir des normes et des traditions dans la société.

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Une prière

Ainsi, nous prions le tout puissant ALLAH d’exaucer leur pèlerinage. « Le Hajj exaucé n’a d’autre récompense que le paradis. » affirme le prophète. Qu’Allah accorde aux autres la capacité de l’effectuer, qu’il fasse de nous des fidèles musulmans en parfaite adéquation avec les prescriptions islamiques.